Éric Angenot interviewe Armand Lestard, artiste, commissaire de l'exposition « La Louve ».

  • Quelle est la genèse du projet « La Louve » ?
    C'est parti d'une invitation d'Aponia, Centre d'Art contemporain de Villiers sur Marne où j'avais déjà présenté une installation en 2004.
    J'ai tout de suite vu l'opportunité de présenter quelque chose autour de la performance ou de l'action ou tout du moins un truc un peu « iconoclaste » : un travail collectif qui déformate l'exposition en un lieu d'actions et de rencontres en mouvement.
    J'y voyais aussi l'occasion de prolonger l'expérience faite à Montreuil, le 14, 15, 16, 17 octobre 2017 « Résistances électriques, Indien et autres carburateurs flingués » dans lequel j'invitais des artistes du projet au Centre Aponia à intervenir pour "une entame du projet « La Louve »".
    Sandra Ancelot m'a poussé dans ce sens et convaincu de faire quelque chose de spécial. Elle-même est dans une direction de recherche, sur un travail de dessin aérien, quelque chose à la frontière des disciplines, entre les arts plastiques et l'action, la proposition finie, ou la pièce en construction : est-ce du dessin, est-ce de la performance, est-ce du cirque, du spectacle ?
    C'est un point de démarrage pour interroger ce que l'on pourrait proposer comme recherche axée sur le sauvage et où la question de l'instinct est posée.